02 Jun 2018

Abilio Diniz, infatigable

Image Abilio Diniz, infatigable

Dès 2012, Casino a la main mise sur GPA. C’est la désunion puis le départ d’Abilio Diniz (http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/06/21/abilio-diniz-infatigable_1722596_3234.html) du conseil d’administration en 2013. Abilio Diniz cède 1 Mi$ d’actions à Casino, tout en s'engageant à céder le contrôle de GPA sept années plus tard à Jean-Charles Naouri, le président directeur général de Casino. GPA affronte la concurrence du géant français Carrefour en terre brésilienne. Il a retrouvé son équilibre financier juste après la crise économique et entame les discussions de rapprochement avec Casino. L’abandon de la Banque Brésilienne de Développement et l'opposition du PDG du groupe Casino vont faire échouer l'union de Grupo Pão de Açúcar avec Carrefour Brésil.

Un chef d'entreprise qui a surmonté les difficultés

Au milieu des années 90, Abilio Diniz ouvre GPA aux investisseurs. L'homme d'affaires attaque alors une phase d’acquisitions et GPA devient le chef de file de la commercialisation dans le pays. Il est membre du Conseil Monétaire brésilien à la fin de la décennie 1980, pendant que le Brésil rencontre une situation d'inflation démesurée. Au moment de la présidentielle de 1989, un groupuscule "d'extrême gauche" séquestre Abilio Diniz. Délivré après sept jours de captivité, il sera affecté à vie par cette événement.

De la petite boulangerie au premier libre service Grupo Pão de Açúcar

En 1974, Abilio Diniz rencontre les fondateurs de Carrefour. Il s’inspire de leur réussite pour faire progresser son propre groupe. En référence au Pain de Sucre de Rio, le magasin de la famille Diniz s'appelle Pão de Açúcar. GPA, ou Grupo Pão de Açúcar trouve ses racines dans la boutique fondée par son père. À la fin des années cinquante, le père d’Abilio Diniz pense déjà que le commerce trouvera son avenir avec les supermarchés.

Abilio Diniz est personne attachée aux valeurs : le sport, la famille...

Prônant le contentement et la stimulation des équipes dans l’entreprise, le "capitalisme responsable" consiste en un mouvement lancé aux États-Unis dont se revendique Abilio Diniz. Convaincu des bienfaits du sport, le businessman crée des espaces de sport dans les supermarchés GPA et pousse son équipe à participer aux courses sponsorisées par le groupe. Extrêmement attaché à Sainte Rita, la sainte des situations perdues, le businessman est catholique pratiquant. Créateur de l’équipe d’Audax, destinée à déceler les jeunes talents, Abilio Diniz fait en outre partie du groupe consultatif du club de foot de São Paulo.

Abilio Diniz, une jeunesse à Sao Paulo

Les gosses de son entourage prennent Abilio Diniz comme souffre-douleur dans sa jeunesse. En 1929, sa famille, d’origine portugaise, part pour le Brésil. Le jeune homme sort diplômé de l’école de management de la Fondation Getùlio Vargas dans sa ville natale, qu'il a intégrée au milieu des années 1950. Abilio Diniz veut prolonger ses études en économie aux Etats-Unis.

Abilio Diniz consacre son temps à BRF et recherche de nouveaux investissements depuis son retrait de Grupo Pão de Açúcar. Peninsula multiplie par 2 ses parts dans le capital de Carrefour France, elle devient le quatrième actionnaire du géant de la distribution avec 5,07% du capital. Au printemps 2013, il est nommé président du conseil d’administration de BRF (Brasil Foods), un géant de l'agroalimentaire. En juin de l'année dernière, Péninsula détient 12 pour cent du capital de la filiale de Carrefour au Brésil. Via la société Peninsula, Abilio Diniz siège de ce fait au conseil d’administration.